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4 décembre 2018

Un petit singe qui aide à mieux comprendre le vieillissement de l’homme

La durée de vie des humains s’allonge progressivement alors que l’espérance de vie en bonne santé a tendance à stagner. Le vieillissement s’accompagne notamment d’une multitude d’atteintes des fonctions cérébrales telles que l’attention, la mémoire et toutes les fonctions exécutives qui garantissent l’autonomie cognitive de la personne. Parmi les luttes contre les maladies dégénératives, celles contre la maladie d’Alzheimer devient un véritable enjeu de société notamment au travers d’une détection précoce de ses manifestations pré-symptomatiques. Dans cette optique, la mise au point de modèles animaux précliniques sur lesquels il sera possible de développer des stratégies thérapeutiques devient un objectif crucial de la recherche sur le vieillissement. L’équipe dirigée par P. Girard au CerCo a pu mettre en évidence qu’un petit singe d’Amérique du sud, le marmouset (ou ouistiti à toupets blancs), est un modèle de primate non-humain extrêmement pertinent pour étudier le vieillissement cérébral. En effet ce petit singe a l’avantage d’avoir une durée de vie courte, d’une dizaine d’années, constituant ainsi un modèle accéléré du vieillissement humain et fournissant une échelle de temps adaptée aux études de laboratoire. Si le marmouset est devenu un modèle de choix pour l’étude des fonctions perceptives ou motrices, à ce jour aucune équipe française n’avait abordé les capacités cognitives de ce primate et de ses altérations au cours de la vie et aucune dans le monde n’avait déterminé les périodes clés de son déclin cognitif. Les travaux d’Amirouche Sadoun et Pascal Girard ont consisté à tester les capacités de singes de différents âges dans plusieurs tâches dont la réalisation est atteinte chez l’homme en cas de vieillissement cognitif pathologique. Les singes, testés sans capture ni contrainte dans leur groupe social, étaient confrontés à des épreuves de mémorisation de forme et de mémoire de travail spatiale à court terme. Les chercheurs ont pu démontrer des déficits très marqués chez des singes âgés et surtout ils ont pu montrer, de façon similaire à ce que l’on observe chez l’homme, la présence d’individus qui, bien que n’étant pas encore considérés comme vieillissants, présentent des déficits anormaux, signes d’un vieillissement pathologique. Ces résultats, récemment publiées dans une revue phare du domaine, mettent en lumière le modèle marmouset dans l’étude du vieillissement cérébral et ouvrent des horizons d’investigations prometteurs dans lesquels tous les outils de la recherche préclinique peuvent être employés, de l’imagerie moléculaire pour la mise au point de marqueurs pronostiques jusqu’aux essais thérapeutiques.

20 novembre 2018

UN MODELE EXPLIQUE COMMENT LE DEVELOPPEMENT PRECOCE DE LA PERCEPTION DE LA PROFONDEUR DEPEND DE NOTRE ENVIRONNEMENT.

Notre perception sensorielle est-elle innée ou acquise ? Afin de mieux comprendre comment les mécanismes neuronaux qui sous tendent notre perception visuelle, et notamment la perception de profondeur, se mettent en place à partir de la naissance, une équipe de chercheur du laboratoire Cerco (Tushar Chauhan, Timothée Masquelier, Alexandre Montlibert et Benoit Cottereau) a utilisé des modèles informatiques basés sur des réseaux de neurones artificiels. Ces modèles sont capables d’apprendre sans aucune supervision les propriétés récurrentes au sein des scène visuelles à partir d’une loi computationnelle très simple proposée il y’a plus de cinquante ans ! Au sein du réseau de neurones, les synapses associées aux propriétés visuelles les plus fréquentes sont progressivement renforcées alors que celles associées aux propriétés plus rares ou inexistantes sont affaiblies.

Les résultats de cette étude, à paraître dans la revue ‘Journal of Neuroscience’ ont montré que lorsque le modèle est entrainé avec des images stéréoscopiques naturelles, les neurones du réseau artificiel deviennent automatiquement sélectifs à la disparité binoculaire, propriété sous-tendant la perception stéréoscopique. La structure de ces neurones est également très proche de celle des neurones enregistrés chez le vivant, contrairement à ce qui avait été observé à partir de modèles informatiques plus complexes mais sans fondement biologique. Cette démarche originale a également permis de montrer comment des biais connus et présents au sein de notre environnement peuvent influencer notre traitement mais aussi notre perception de la scène visuelle.

De façon générale, cette étude permet de mieux comprendre comment notre sélectivité sensorielle et en particulier visuelle évolue en fonction de l’expérience après la naissance. Elle pourrait permettre de mieux comprendre et potentiellement de prévenir certaines pathologies développementales comme l’amblyopie.

Cet article a fait l’objet d’une publication dans La lettre d’info des instituts du CNRS.

29 mai 2018

Le « déjà-rêvé », un mystérieux phénomène vécu par les épileptiques

Des neuroscientifiques français ont étudié cette étrange expérience qui consiste à revivre un rêve en plein état de veille. A la fois similaire et très différent du fameux "déjà-vu".

Une équipe de chercheurs français du CHU de Toulouse, du centre de recherche Cerveau et Cognition (CNRS) et de l’université de Nancy s’est attelée à proposer une classification des différents types de "déjà-rêvé" rapportés. "C’est un phénomène qui a longtemps été amalgamé avec le "déjà-vu", explique le chercheur Jonathan Curot, premier auteur de ces travaux parus dans la revue Brain Stimulation. Mais le déjà-vu est dépourvu de contenu mental, c’est une sensation de familiarité qui ne se traduit pas par des images dans la tête", précise-t-il. Au contraire, le "déjà-rêvé" peut se caractériser par une série d’images voire de sons : "les patients revoient ce qu’ils ont déjà rêvé lorsque leur crise se déclenche".

1er mars 2018

LA SEMAINE DU CERVEAU 2018

La semaine du cerveau 2018 se déroulera du 12 au 18 mars 2018 . Cette édition est placée sous le haut patronage de Mme Frédérique Vidal, Ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation. Comme chaque année, les chercheurs et doctorants du laboratoire CERCO (UMR 5549 CNRS/UT3) iront à la rencontre du grand public et des scolaires pour partager leurs connaissances. Ainsi on pourra dès le lundi 12 mars à 18h " Voir son cerveau danser sur le souffle " à Saint Pierre des Cuisines puis aller visionner à l’ABC à 20h30 le film " Get out " de Jordan Peele et débattre avec des neuroscientifiques sur les illusions optiques ou les sportifs de demain ...

9 février 2018

Femmes en sciences au café : rendez-vous le 13 février 2018

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L’édition 2017/18 des cafés Femmes en sciences au Quai des Savoirs qui a débuté en octobre 2017 vous propose une troisième rencontre le mardi 13 février 2018 à 18h avec Nabila Jabrane-Ferrat du Centre de physiopathologie de Toulouse Purpan (CNRS, Inserm, UT3 – Paul Sabatier) et Céline Cappe du Centre de recherche cerveau et cognition (CNRS, UT3 – Paul Sabatier). Elles sont respectivement spécialistes des cellules dites "natural killers" et du traitement multisensoriel de l’information. Ces deux scientifiques évoqueront leur parcours, leur travail au quotidien et leurs recherches actuelles dans une ambiance décontractée et ouverte aux échanges. Ce café sera introduit par un quiz pour tester de manière ludique vos connaissances en matière d’égalité hommes/femmes.


À noter

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Semaine du Cerveau 2018

La semaine du Cerveau 2018 se déroulera du 12 au 18 mars. Programme.

Conférences et séminaires

Conférence CerCo
Jonathan Curot
CerCo
vendredi 21 décembre 2018 14:00
Salle de conférence (Pavillon Baudot), Hôpital Purpan
Soutenance de thèse :
Une exploration des phénomènes expérientiels mnésiques :
de la sémiologie à l'activité neuronale unitaire.

Conférence CerCo
Alexis Makin
University of Liverpool
jeudi 24 janvier 2019 14
Salle de conférence (Pavillon Baudot), Hôpital Purpan
tbd

InCOGnu

L’association InCOGnu organise régulièrement des soirées débats et ateliers autour des Sciences Cognitives. En savoir plus...