Conférences Centre de Recherche Cerveau & Cognition - UMR5549

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9 janvier 2018

Dégénérescence maculaire liée à l’âge : apprendre au cerveau à s’adapter à la maladie

La dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA) est une maladie incurable de l’œil dont souffre plus d’un million d’individus en France. Elle se caractérise par une atteinte de la partie centrale de la rétine, la macula. À un stade avancé, une tache aveugle apparaît au centre du champ de vision, tandis que la vision en périphérie est préservée. Aujourd’hui, il n’existe pas de traitement curatif de la DMLA. De récentes études en neurosciences ont montré qu’il est possible d’utiliser une méthode d’apprentissage perceptif pour améliorer les fonctions visuelles centrales dans le cas de pathologie comme la myopie ou l’amblyopie. En relation avec le Centre de la Rétine du CHU de Purpan, l’équipe ECO-3D du laboratoire Cerco (CNRS UMR 5549) a appliqué cette approche à la région périphérique du champ visuel chez les patients qui ont totalement perdu l’usage de leur vision centrale. Les patients ont suivi pendant 2 mois des séances d’entrainement à la détection de propriétés visuelles d’objets. L’idée est de forcer le cerveau à améliorer progressivement les performances perceptives en région périphérique de la macula et d’essayer de les étendre à la région centrale privée d’informations visuelles en induisant une certaine plasticité cérébrale. Les résultats obtenus suggèrent fortement que cet apprentissage perceptif conduirait effectivement à des réorganisations corticales partielles ; il s’agit là d’une première étape prometteuse de collaboration entre recherche fondamentale et recherche clinique dans le domaine de l’ophtalmologie pour développer des méthodes de rééducation afin d’améliorer les performances visuelles et donc l’autonomie des patients DMLA.

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20 novembre 2017

REPRISE DES EXPLORATIONS CEREBRALES PAR IMAGERIE TEP-H2O AU CHU DE TOULOUSE

Le CHU vient de mettre en service un automate de synthèse d’eau marquée à l’oxygène15, radio-traceur utilisée pour les explorations cérébrales en imagerie TEP. Placé à proximité du cyclotron à Purpan-Nord, cet automate permet l’exploration de l’audition d’un patient par imagerie fonctionnelle en évitant les problèmes posés par les prothèses contenant du métal (incompatible avec les explorations fonctionnelles par IRM). Pour le Pr Olivier Deguine, chef du service ORL à l’hôpital Pierre- Paul Riquet sur le site de Purpan, l’intérêt de cette technique est de regarder les zones stimulées dans le cerveau lorsque l’on envoie un son dans une oreille ou dans les deux, par voie naturelle ou par implant cochléaire. « On peut ainsi déterminer, dit-il, si en cas de surdité unilatérale le cerveau fonctionne comme chez un bien-entendant et quand il est réhabilité si tout fonctionne normalement. » La gazette du CHU : "Trait d’union" y consacre son numéro d’automne.

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15 novembre 2017

Aidez la recherche en jouant !

Nous proposons une application gratuite pour Ipad, sous forme de jeu, accessible à tous, et qui nous permet d’étudier la capacité du cerveau à détecter des images répétées. Vous pouvez télécharger ce jeu : Brainspotting

14 novembre 2017

Cerveau : comprendre les mécanismes de la mémorisation

Les chercheurs ont démontré que des images vues seulement pendant quelques secondes sont mémorisées par le cerveau humain et peuvent être reconnues dix ans plus tard.

Se rappeler du nom d’anciens camarades de classe 50 ans après avoir quitté l’école ou du titre des programmes télévisés préférés de notre enfance, ce ne sont que quelques exemples des aptitudes incroyables de notre mémoire.

Dix ans après, ils se souviennent

Des chercheurs du Centre de recherches cerveau et cognition (CNRS/Université Toulouse III – Paul Sabatier) ont rappelé des participants qu’ils avaient testés au laboratoire il y a environ dix ans pour mettre à l’épreuve une nouvelle fois leur mémoire. Les résultats obtenus montrent que des images vues pendant quelques secondes peuvent être reconnues une dizaine d’années plus tard. Ces travaux sont disponibles en ligne depuis le 5 novembre 2017 dans le journal Cognition.

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Une nouvelle forme de mémorisation

Dans les conditions de l’expérience, il semble donc que trois présentations puissent suffire pour maintenir une image en mémoire pendant 10 ans. Bien qu’un maintien en mémoire à un niveau implicite (c’est-à-dire sans accès conscient) était déjà connu depuis quelques années, cette nouvelle étude montre en plus que ces traces en mémoire peuvent influencer de manière directe le choix des participants allant, jusque dans certains cas, à produire un fort sentiment de familiarité.

Pourquoi et comment ?

Les chercheurs tentent maintenant de comprendre comment une telle mémorisation est possible d’un point de vue biologique. Les chercheurs suggèrent que ces mémoires puissent être soustendues par un petit groupe de neurones hyperspécialisés plutôt qu’un large réseau de neurones distribués.


À noter

Toulouse Mind & Brain Institute

Mini Symposium : Brain Flows 12 Decembre 2017 - 10h30 PAVILLON BAUDOT Programme

Semaine du Cerveau 2017

La semaine du Cerveau 2017 se déroulera du 13 au 18 mars. Programme.

InCOGnu

L’association InCOGnu organise régulièrement des soirées débats et ateliers autour des Sciences Cognitives. En savoir plus...